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 Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )

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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Ven 4 Déc 2015 - 13:34

"-Mouai...Ce petit gars est dans le vrai."
Court silence. Des regards interloqués/amusés se posèrent sur la silhouette assise de l'adjudant-chef. Sans doute attendaient-ils une intervention plus...Constructive, de la part de l'homme le plus gradé présent dans la zone. Carl ne se fatigua pas à relever cet état de fait. Nonchalamment, il se leva de son siège improvisé -la carcasse de l'énorme robot précédemment abattu- et balaya la zone du regard.
"-Bon, puisque j'ai pas le temps de rassembler tout le monde pour composer les groupes comme à l'école, on va faire simple... Mike, arrêtes ça, ce bruit est insupportable."
L'intéressé, qui s'acharnait à finir sa brique de jus d'orange en tirant sur la paille de cette dernière tel le plus attardé des enfants attardés, s'exécuta et lâcha le conteneur de liquide quasi-vide.
"-Désolé.
-Je t'ai déjà dis d'arrêter de mettre ces trucs dans ton paquetage.
-C'était dans ma cartouchière."
Joshua éclata de rire, suivit de près par Fergusshon et quelques marines des forces régulières s'étant approchés pour suivre la conversation. Carl esquissa un sourire fatigué.
"-Bref. Pour le groupe d'éclaireur, je vais prendre des valeurs sûres. Alexey, Rashkae ! Sans grande surprise, vous vous occupez de la balade à travers la jungle, prenez quelques cocos dégourdis et volontaires avec vous, vous avez six minutes de préparation."
Le sniper des sanglots s'enquit aussitôt d'ajouter ses très nombreuses conditions.
"-Occupes-toi du recrutement, Rashkae."
Puis il partit s'approvisionner en munitions. Le sourire de Carl s'agrandit un peu plus.
"-Pour ce qui est de garder cette foutue zone, Elena, tu prends Mendoza avec toi et tu vas coller aux basques de l'adjudant Clarke, il doit trainer dans le coin."
La principale concernée ne tenta même pas de dissimuler sa déception. Cette nouvelle affectation ne semblait clairement pas lui plaire, à l'inverse de Mendoza, qui souriait de toute ses dents à l'idée de ne pas avoir à continuer la dangereuse exploration.
"-Et, on garde le meilleur pour la fin, concernant le groupe qui va descendre un peu plus là-dedans...Votre fidèle serviteur prend les commandes ! Edward et Jeck, vous venez aussi, j'ai besoin de gars qui n'ont pas froid aux yeux, ah, en parlant de ça..."
Le siroteur de jus d'orange s'éclaircit la gorge tandis que son grand comparse, Joshua, vérifiait la fiabilité de son lance-grenade.
"-On est prêts boss."
Le sourire de Carl s'agrandit un peu plus, puis Mila posa sa main gantée sur son épaule pour ajouter :
"-Moi-aussi, natürlich.
-Je n'ai absolument aucune idée de ce que ça voulait dire, mais je suppose que ça ne change pas grand chose." Il marqua une courte pause, durant laquelle l'infirmière pu ricaner de façon presque narquoise. Ceci fait, le dirigeant des sanglots éleva la voix : "Bref, je récapitule pour ceux qui dorment contre le radiateur, au fond de la classe. Monsieur Rashkae ici présent va prendre une petite bande de volontaire désireux de chercher les covenants, dehors ! Sans trop m'avancer, je suppute que ce genre de mission doit s'effectuer discrètement et rapidement, donc on évite les porteurs de lance-flamme et de MA37 à chargeur étendu, merci bien. Pour ceux que ça intéresse, présentez-vous à lui ou au sergent Alexey Teretchenko ! "
Ledit sergent poussa un long soupir.
"-Concernant le groupe d'exploration de temple, commandé par moi-même, je ne fais pas le difficile, que tout volontaire bien armé se présente face à moi ou au sergent Hordika tout de noir vêtu ! Tout les autres rejoignent l'adjudant Clark pour consolider cette position. Mon groupe part dans quinze minutes grand max, alors on s'active !"
Son discours terminé, Carl retourna s'asseoir sur la carcasse carbonisée de l'énorme robot en priant pour que ces quinze minutes durent le plus longtemps possible. Force est de constaté que son voeux avait été entendu, puisqu'une personne spécialisée dans le rallongement du temps vint se présenter à ses cotés. Une personne avec un bob militaire sur la tête.
"-Merci chef, j'avais vraiment pas envie de descendre là-dedans. Ces machines me foutent les jetons.
-Hm? Oh, vraiment? J'aurais jamais cru."
Court silence. Mila rejoignit le groupe en jonglant avec sa machette. L'infirmière avait posé son masque à gaz pour fumer avec une déléctation certaine une cigarette presque pas affectée par l'humidité ambiante. Presque. L'odeur qui s'en dégageait restait tout de même durement supportable. Carl entreprit de respirer par la bouche.
"-Non franchement Mendoza, moi qui croyais que tes tremblements constants, lors de notre première progression, était dû à un Parkinson prématuré."
La médic des sanglots afficha un large sourire en voyant Mendoza rougir et baisser la tête.
"-Ah, vous aviez remarqué...
-C'était franchement pas difficile." Pouffa Fergusshon dans le dos du caporal, qui revenait tout juste d'un stand de ravitaillement, une énorme caisse de munition sous le bras. Joshua, juste derrière-lui, en portait deux autres.
L'éternel porteur de bob rougit un peu plus, honteux.
"-Vous en rajoutez..."
L'escouade éclata de rire à la vue de l'imitation parfaitement exagérée à laquelle se livrait Mike. Les genoux du marines se touchaient tant et si bien qu'on aurait pu croire que ce dernier improvisait une nouvelle danse plutôt chaotique. Son grand comparse posa au sol ses caisses de munitions et entreprit de s'allumer une cigarette. Mila se précipita sur le conteneur le plus proche pour l'ouvrir brutalement.
"-Qu'est-ce que vous nous avez rapporté de beaux?"
Fergusshon stoppa ses imitations, fourra à son tour une clope allumée dans sa bouche et se baissa pour s'accroupir et ouvrir sa propre boite. Il piocha dedans sans même regarder et en extirpa deux chargeurs de MA37.
"-Munitions explosives, un paquet."
Mendoza s'écarta un peu.
"-Fumer au-dessus ne me semble pas être une très bonne id..."
Le fumeur concerné tapota sa cigarette au-dessus du conteneur, laissant les cendres incandescentes tomber sur les chargeurs. Il y eut un court silence...Et c'est tout.
"-C'est pas de la merde instable d'insurgé qui crève-la-faim, ça, c'est made in UNSC les filles. 'faut un tir direct dedans pour que les cartouches explosent, et encore ! "
Joshua piocha dedans à son tour pour en sortir une dizaine de cartouches de M45, qu'il confia à son chef. Carl analysa ces dernières avec respect.
"-Pas mal les gars, pas mal du tout.
-Je me suis dis que, si ça cassait pas les boucliers des gros trucs, ça pourrait au moins perturber leurs modules anti-grav', les déstabiliser, vu qu'ils sont jamais au sol.
-C'est ce que je me dis aussi. Distribuez-en à tout ceux qui iront avec nous. Sauf les têtes d'ampoules, je suis déjà pas rassuré quand ils ont un magnum chargé de balles normales sur eux...
-Compris."
Ceci dit, l'adjudant-chef abandonna la conversation pour se vautrer un peu plus sur son siège improvisé et fermer les yeux.

_________________
"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Dim 6 Déc 2015 - 15:17

Djerin était assit sur un bout de pilier effondré, il nettoyait la culasse de son fusil qui s'était enrayé pendant le combat, lorsqu'ils avaient achevés la machine géante. Anaëlle était partie au ravitaillement, avec la consigne de prendre majoritairement des balles à haute vélocité une vingtaine de balles marquantes. Après les ordres qu'ils venaient de recevoir, l'endroit qu'ils allaient visiter ne faisait aucun doute. Le sniper réenclencha la pièce précédemment défectueuse dans son fusil avec un cliquètement satisfaisant. Il se permit un sourire en vérifiant que tout fonctionnait bien, pensant d'avance à ce dont ils auraient besoin lorsqu'ils retourneraient dans la jungle.

Voila, j'ai ramené tout ce que j'ai pu trouver.

Sa jeune partenaire déposa un sac remplit de chargeurs à coté du tireur d'élite et le métis la remercia d'un hochement de tête, se redressant en abandonnant son fusil contre la pierre. Il inspecta la tenue de sa partenaire, vérifiant que son camouflage était toujours opérationnel et lui demanda d'en faire autant pour lui. Les rares brûlures était suffisamment superficielles ou petites pour ne pas trahir leur position dans la forêt. Djerin émit un petit grognement satisfait.

Parfait. Nous voilà fin prêts. Mange un morceau mais reste en stand-by, je sais pas qui va commander ce groupe d'exploration forestière, mais ils voudra sûrement qu'on parte le plus tôt possible.

La jeune femme fronça les sourcils à son encontre, déballant quelques lamelles de viande séchée pour les mordiller.

Comment tu peux être sur qu'on va aller dans la jungle ? On pourrait très bien se retrouver à explorer la structure...

Djerin secoua la tête et saisit son fusil à lunette, actionnant la culasse par jeu et récupérant la balle qui sortait d'un habile coup de poignet. Il sourit à la jeune femme.

Cet engin... N'a pas été conçut pour les explorations d’intérieur. Et il se trouve, avant que tu en parle, que notre entraînement n'était pas là pour nous apprendre à garder un campement. Ça c'est le rôle des marines. Donc mange et garde moi ce joujou. Je vais voir si je peux trouver des trucs utiles à emporter.

Le balafré s'étira et partit fureter dans les caisses d'équipement toutes neuves comme un gamin dans un magasin de jouets. Il récupéra deux cordes supplémentaires. Elles se seraient pas de trop s'il devaient grimper aux arbres. Il reprit un rouleau de bande adhésive et se ré-équipa en grenades, prenant une double dose pour en filer aussi à sa partenaire. Il jeta un regard au C12 qui trônait dans un coin, mais secoua la tête. Il s'agissait d'une mission de reconnaissance et pas un commando de démolition. Enfin, pas encore...

Alexey, Rashkae ! Sans grande surprise, vous vous occupez de la balade à travers la jungle, prenez quelques cocos dégourdis et volontaires avec vous, vous avez six minutes de préparation.

L'appel avait fusé sur la COM, que Djerin écoutait distraitement pour connaître la future composition des équipes. Le Sergent Hordika avait bien parlé de scinder les groupes par spécialité, mais il ne s'attendait pas à se retrouver à la seconde place de la chaîne de commandement de l'escouade de reconnaissance. Même si l'idée d'être sous les ordres d'un gars des forces spéciales ne l'enchantait guère il avait eut le temps de voir un peu le soldat à l’œuvre et l'avait trouvé froidement professionnel. Bah, on verrait bien ce que le futur annoncerait.

Occupes-toi du recrutement, Rashkae.

Visiblement il était encore tombé sur un sergent du genre loquace. Le sniper abandonna sa recherche de nouveau matériel, inspectant rapidement sur son ATH les recrues potentielles. Il écarta rapidement les marines avant d'y revenir. S'ils contenait probablement de bons éléments, ils étaient malheureusement rares et ils n'avait pas le temps de fouiller les dossiers persos, cependant il avait remarqué des noms connus. Il les nota dans un coin de sa tête au cas ou et retourna sur les forces d'élite. Il prit dans les ODST qu'il avait vu au combat, n'osant pas réclamer de membre des forces spéciales. Si le sniper avait l'air froidement efficace, les autres ne lui inspirait pas assez confiance pour qu'ils veuille les prendre avec lui sous un silence radio. Voyant la faible quantité de tête fiables et disponibles dans ODST ils revint sur les noms de marines connus. Il nota les noms et les verrouilla sur sa COM.

Okay, alors, les soldats Querel, les deux si vous vous posez la question, Natel et Durit, équipez vous légèrement, pas d'armes lourdes, Natel trouvez vous un système de marquage et les jumeaux lâchez vos explosifs et passez à un équipement de précision. Tout le monde se trouve des silencieux. Rendez vous sur la plate forme dans cinq minutes. On descendra en rappel. Il changea de canal. Anaëlle, on se retrouve sur la plate forme dans cinq minutes, prend mon fusil s'il te plaît.

Prenant son enveloppe de documents dans sa poche de poitrine et rejoignit son Sergent qui flânait entre les caisses de munitions. Le voyant arriver il mit dans une cartouchière le chargeur qu'il tenait et se tourna vers son subalterne. Djerin aligna sur une caisse encore fermée la carte topographique grossière des environs et les photos satellites correspondantes. Il prit un feutre dans une de ses nombreuses autres poches et entoura les clairières majeures en les numérotant. Il traça ensuite des cercles autour des sources que l'ordinateur du vaisseau avait réussit à repérer et continua la numérotation.

Bon, ce sont les endroits les plus propices à l'établissement d'un camp de base. Connaissant les covenants, la discrétion n'est pas leur première préoccupation et je doute qu'ils cherchent spécialement à se cacher. Ils préconiseront probablement le confort tactique, comme un accès pour leurs engins aériens ou de l'eau en quantité. J'ai plus de doutes pour le second point, c'est la raison pour laquelle j'ai noté les sources en second. Je propose qu'on attaque par l'ouest et qu'on redescende vers le sud pour aller vers l'est. La majorités des clairières sont situées vers l'ouest, raison pour laquelle je pensais commencer par ce coté. Vous confirmez Sergent ?

Le grand sniper jeta un coup d’œil à la carte et hocha la tête.

Ça correspond à mon plan. Les gars?

Ils sont opérationnel, en stand-by sur la plate-forme. Ils attendent les ordres.

Alors on y va.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Okay les garçons, on s'acroche et on descend, les Jumeaux sur le cable un, les marines sur le deux. Allez, go, go !

Les soldats s’emboîtèrent le pas mutuellement, se verrouillèrent sur les câbles et commencèrent à descendre. Djerin prit le câble numéro trois, suivit d'Anaëlle, laissant le dernier à leur Sergent. Il filèrent le long des câbles en une série de bonds glissés qui les amena jusqu'au sol. Posant ses pieds sur la terre ferme le premier, Djerin leva sa M7 et fit un rapide tour d'horizon pendant que les autres se déployaient derrière lui. Lorsque tout les hommes et femmes de l'équipe furent près, Djerin se mit à longer la crête, suivit de près par les soldats en file indienne. Au bout d'une vingtaine de mètres, ils obliquèrent vers les bois et pénétrèrent sous le couvert des arbres. Où ils se regroupèrent en cercle.

Ok, on va avancer en formation étendue pour limiter les risque d'être repérés. On avance à cinq mètres les uns des autres. Je veux les jumeaux sur les flancs et les marines derrière, je prend l'avant avec Anaëlle. Recherchez vos signatures radar si vous vous perdez de vue. On doit former un hexagone de cinq mètre de coté autour du Sergent. Silence radio absolu, surtout en cas de contact visuel avec quoi que ce soit d'alien. La seule chose qui pourra pardonner un contact radio sera une attaque directe de covenants, pour le reste, envoyez un simple signal global et on se regroupera sur la position du Sergent. Cela ne devrait pas révéler notre position s'il est assez court. En cas de contact avec des aliens ne tirez que si vous êtes sûrs de tuer, de ne pas donner l'alarme et que c'est la seule option. Nous ne sommes pas la pour tuer des covenants, pas encore. On doit juste les repérer pour pas les perdre et prévoir leurs mouvements. En route.

Les deux membres de l'équipe de tireurs d'élite remontèrent les pans de leurs manteaux, déployant partiellement les filets de camouflages intégrés et enfilant les capuches. En quelques secondes ils ressemblaient à deux bouts de foret équipés de fusils qui se retrouvèrent eux aussi rapidement camouflés. Le métis lança la progression de l'équipe au petit trot. Tous pliés en deux pour offrir de plus petites cibles à un tireur embusqué potentiel, ils avançaient sans se quitter des yeux, chaque homme gardant un œil sur ceux à ses cotés et devant lui. La formation ainsi faite mettait un peu leur Sergent en position de cible, mais il s'agissait de son plan, offrant à Djerin l’opportunité de descendre un tireur qui viserait le sous-off, de préférence en tirant le premier. Ils allaient au devant de moult pièges potentiels, mais après tout... La vie est courte, alors autant la vivre à fond, quitte à la racourcir.
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Calius Slyter
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Dim 6 Déc 2015 - 23:59

    Les cordes entrelacé dans ses mains, le marines escalada la façade, son arme dans le dos. Une fois en haut du mur, Calius vit les décombres de robot au sol. Les mêmes que, quelques minutes plus tôt, avaient affrontés le groupe de l'UNSC. Un peu plus loin, les ODST ainsi que les forces spéciales, les mêmes qui n'avaient presque pas mis les pieds dans l'avant-poste, étaient présents, dans un coin. Mais le temps n'était pas au repos. À peine arrivé, un marine mit dans les bras de son collègue plusieurs caisses de munitions, avant de lui indiquer un coin du camp.

Les caisses déposées, l'escouade se regroupèrent autour de leur sergent, pour attendre les prochains ordres. Un rassemblement de gradé avait rejoint les forces déjà pressentes sur place. Sûrement un petit briefing sur la situation actuelle. Le sergent de la Beta-Quatre offrit à leur soldat un court temps libre. Même si par « temps libre » ils devaient comprendre « ravitaillement ». Calius parti en compagnie de Taylor, le caporal de l'escouade, récupérer quelque munition.

-Tu penses qu'on va encore rester là, à rien faire ?

Calius haussa les épaules. A vrai dire, pendant presque toute l'opération, il n'y a pas vraiment eu de grands accrochages. Leur viré dans la jungle s'était soldé par un affaiblissement de la défense. Et les ennemis rencontrés sur le chemin pouvaient se compter sur les doigts d'une main d'élite. Certes, il y a eu les machines volantes, mais rien de très extraordinaire comparé aux autre missions. Oui, il n'y avait pas assez d'action, et oui, il en voulait plus.

-Écoute... On est des Marines, mais on s'est faire autre chose que de rester ici, à garder des positions. Ne me suis pas engagé pour sa.

-M'ouais... Mais si personne le fait, qui va le faire ?

Taylor avait le regard dans le vide, comme à la recherche d'une réponse à cette question. Même s'il y en avait aucune de bonne. Le marines prit deux cartouches qu'il inséra directement dans les poches de son plastron. Une dose de médi-gel, qu'il avait utilisé sur un soldat blesser par une de ses machines, et quelque grenade.

Après ce petit passage au stand, les troupes du génie commencèrent leur manège. Tourelle, poste de communication, bunker préfabriqué, et surtout distribution de sac de sable à tous les soldats environnent. Après avoir fini un premier mur de sable, la COM se mit à émettre un message. Regrouper autour d'une tourelle automatique, l'escouade était au complet. Certains membres de la Beta-Quatre manger des barres déshydratées, d'autres continués de vérifier leurs cartouches.

-Ok les gars, voici le topo. Ça va aller assez vite, alors on écoute. 3 groupes, un part a la recherche des covenants, un autre reste ici, et le dernier part a l’intérieur de ce bâtiment. Nous, on reste. Si vous voulez rentrer dans la structure, faite un pas en avant. Et on se dépêche.

Les regards des deux compagnons se croisèrent. Après un petit hochement de tête, les deux hommes firent un pas sûr le sol métallique. Les autres restèrent à l’arrière. L'action ne devait pas être leur passe-temps favoris.

-Bien, personne d'autre ? … Donc action ! Et vous deux, j'ai à vous parler.

Les deux marines s'approchèrent prés de Davis.

-S'ils ont besoin de vous, c'est ok. Sinon, vous revenez ici. Me suis bien fait comprendre . Pas la peine d'envoyé je ne sais pas combien d'hommes à l’intérieur.

Un salut militaire fait rapidement conclus la fin de cette discussion. Calius frappa dans le poing de Taylor, avant de partir vers le petit contingent qui c'était formé prés de ce qui pouvait ressembler à une porte. La plupart étaient des ODST, ou bien des forces spéciales. Il y avait aussi quelques scientifiques, traînent avec eux des mallettes, et des outils à ne plus savoir quoi en faire. Et quelques marines qui, eux aussi, devaient en avoir marre de tenir des positions. Il n'y avait plus qu'à attendre, voir si oui ou non leur présence était désirable.


Dernière édition par Calius Slyter le Lun 14 Déc 2015 - 9:18, édité 3 fois
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Providence
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Jeu 10 Déc 2015 - 16:26

Le plan d'Edward Hordika, aussi simple qu'efficace, fut rapidement mit à exécution.
Une fois formés, les trois groupes se lancèrent à la poursuite de leurs objectifs respectifs :
-Celui mené par la première classe Rashkae et le Sergent Teretchenko s'enfonça dans la jungle silencieusement en priant pour ne pas tomber trop rapidement sur leurs vis-à-vis covenant.
-Le deuxième, dirigé par Sorince, Hordika et le plus vieux des Andersons, confia, à chaque volontaire, des munitions explosives, avant d'entamer à son tour une marche vers l'inconnu. Sorince, amusé par l'impatience non-dissimulée qu'affichait Slyter et son acolyte, gratifia ces derniers d'une tape sur l'épaule avant de les intégrer dans son escouade, chargée, apparemment, d'ouvrir la marche.
-Et le dernier, le plus massif, composé, entre autres, de l'escouade de mercenaires de Joey Astana et de celle de l'UNSC du sergent John Anderson, s'empressa de consolider les défenses de la nouvelle base.
Cette nouvelle opération débuta donc dans un calme aussi rare que bienvenue... même si tout les combattants présents ici-bas savaient que cette douce quiétude ne durerait pas.




Précisions : Progressez avec prudence messieurs les explorateurs. Quand à vous, les défenseurs, soyez professionnels dans vos tours de gardes, un seul moment d'inattention pourrait avoir des conséquences...Fâcheuses.
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Carl Sorince
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Ven 15 Jan 2016 - 8:59

"-Je veux dire, ces trucs n'ont pas de nez, alors je pourrais normalement fumer sans avoir peur de me faire repérer.
-Ouai, si les créateurs de ces gardiens avaient été suffisamment arriérés pour ne pas leur filer de détecteur de fumée. Regardes devant toi au lieu de raconter des conneries."
Fergusshon laissa échapper un petit rire fatigué et s'exécuta, son MA37 balayant les ténèbres du couloir face à lui. Lorsque la luminosité avait décidée de se faire la malle,  les marines ouvrant la marche avaient tous décidés d'user des lampes-torches attachés a leurs armes à la place des visions nocturnes qu'offraient leur HUD. Officiellement, c'était parce que certains des volontaires ne disposaient pas de cet équipement, à l'inverse des ODST et des forces spéciales. Mais n'importe quel observateur un minimum attentif pouvait remarquer que la sanglot préférait simplement se balader tête nue. Les masques à gaz de Joshua et Mike pendaient le long de leurs cou tandis que ceux de Mila et Carl battaient tout simplement leurs flancs. Alors que le groupe passait devant ce qui avait l'air d'une salle de contrôle désactivée, Fergusshon s'immobilisa en intimant aux autres l'ordre de faire de même. Ce qu'ils firent. Rien ne se passa durant une longue minutes, puis un bruit étrange, subtile mélange entre l'aspiration d'un mauvais appareil ménager et celui d'un rasoir électrique en fin de vie, se fit entendre tandis que quelque chose sortait littéralement du plafond pour virevolter au-dessus du groupe.
Enfin, essayer de virevolter. Une unique rafale suffit à mettre fin à cette tentative et ses restes carbonisés s'écrasèrent au sol avant d'être approché par un des savants accompagnant le groupe.
Carl leva les yeux au ciel et haussa les épaules, il les avait presqu'oubliés, ceux-là.
"-Monsieur, reculez.
-Ça n'était pas un modèle offensif."
Joshua grogna quelque chose en bousculant sans le moindre respect l'auteur des dernières paroles. L'adjudant-chef les rejoignit d'un pas peu pressé. Derrière, on commençait à se demander ce qui se passait, Mila entreprit d'informer les plus impatients.
"-Qu'est-ce que c'est que ce truc doc'?" Finit par cracher l'adjudant, à moitié intéressé.
Le doc en question ne ressemblait pas vraiment aux têtes d'ampoules habituelles -à l'inverse de tout ses autres collègues- il dépassait de deux ou trois têtes Carl et, même si sa musculature était moins impressionnante que celle de l'expert en explosif des sanglots encore à ses cotés, celle-ci restait tout de même imposante. En plus, il n'avait même pas de lunette. Un rapide coup d'oeil sur le haut de sa veste permit au chef marines de découvrir son appellation : K.Parangon. Foutu nom, tout droit sortie des colonies, pour sûr.
"-Un genre de réparateur, j'ai lu des dossiers sur ces bestioles, c'pas la première fois que nos forces en croisent.
-Je suis presque sûr que c'est aussi le cas pour les formes combattantes." Grinça Carl en chassant d'un mouvement de tête ses souvenirs de la défunte Barren. Il se baissa pour ramasser le petit droïde volant, qui ressemblait un peu à un pistolet à plasma, en plus anguleux. "Et c'est bon signe, de voir ces trucs?"
"-Pas vraiment, ils sont reliés aux autres normalement.
-Les plus gros?" S'inquiéta Joshua.
K.Parangon aurait bien redressé ses lunettes en accompagnant le geste d'une moue hautaine, mais il n'avait, comme dit précédemment, pas le moindre verre devant les yeux, aussi le grand docteur se contenta de grimacer d'une manière particulièrement agaçante.
"-Évidemment, si vous n'aviez pas tirés dessus, nous n'aurions sans doute même pas eut le besoin de stopper la marche.
-Je vais me le faire ce con." Marmonna Fergusshon dans le canal radio de l'escouade. Le rire chaud de Mila lui répondit.
Carl haussa les épaules.
"-Bon, retournez à l'arrière du groupe, ce serait dommage de vous perdre.
-Une petite précision...Normalement, ces trucs travaillent rarement seuls."
Joshua pouffa.
"-On s'en carre."
Carl caressa nerveusement la lame blanchie de sa baïonnette.
"-Et donc? Ca voulait dire qu'elle partait en vacance?"
Le docteur, contre toute attente, apprécia ce léger trait d'humour et se débarrassa, par la même occasion, de son air antipathique. Ce qui ne l'empêcha pas d'hausser un sourcil à la vue du sourire carnassier de son principal interlocuteur.
"-Je pense qu'elle était en phase de transit.
-C'est souvent le cas après déjeuner!" Philosopha un marines à l'arrière. Quelques rires fatigués lui répondirent. Le doc ne releva tout simplement pas.
"-Ce qui implique que la structure a besoin de représentants de sa classe pas loin d'ici.
-Ce qui peux impliquer." Corrigea Mila, qui s'était discrètement rapprochée.
Les épaules de l'adjudant-chef se haussèrent une nouvelle fois.
"-M'certes, bon, doc', à l'arrière."
Le groupe reprit sa marche. Ils traversèrent deux ou trois nouvelles salles parfaitement vides, un autre long couloir, s'attardèrent autour d'un étrange puits au fond masqué par une brume couleur cyan d'où s'échappait constamment des dizaines de représentants de la petite sentinelle pacifique précédemment abattue puis suivirent ces dernières jusqu'à un genre de grand Hangar, octogonal, vide, où avait, apparemment, eut lieu un combat d'envergure. Des impacts et des traces d'explosions souillaient les parois métalliques et les pilonnes environnants que les petites machines s'empressaient de réparer au moyen d'un petit rayon s'échappant de leurs "nez". Il y avait des dizaines de morceaux de sentinelles combattantes au sol, mais pas la moindre trace, organique ou métallique, de leurs opposants.
"-Covenants..." Soupira Carl, accroupit en plein centre des restes d'une explosion plasmique.
"-Et des foutrement costauds en plus, y'a pas un macchabé." Ajouta un grand ODST, sur sa droite.
L'adjudant-Chef éleva la voix.
"-Faites gaffe les filles, ça sent le camouflage optique, quittez pas des yeux vos coéquipiers !
-Scheisse." Pesta Mila, derrière-lui.
Le groupe hétéroclite se resserra aussitôt, en prenant soin de mettre les savants au milieu de la formation. Carl gratifia la carcasse métallique la plus proche d'un petit coup de pied, plus par habitude qu'autre chose.
"-Que quelqu'un prévienne le QG qu'il y a très probablement des Spec-Ops covie dans le coin. Magnez-vous. On repart juste après."

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"Je me présente, Carl Sorince, sarcastique, cynique, cruel et schyzophrène...Passons maintenant à mes points négatifs..."-Carl Sorince, auteur du roman "moi, mon reflet, mes photos et encore moi."

"Il est normal qu'un sale gosse comme moi soit devenu celui que je suis désormais...C'est à dire un tueur mieux placé et mieux payé que les types biens."-Carl Sorince à propos de lui-même.

"Mes gars...Mes exécuteurs...Sont pas des héros. Non, pas des héros...Et moi non plus d'ailleurs. Nous sommes bien mieux. Nous sommes des tueurs de héros."-Carl Sorince à propos des sanglots.
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Edward Hordika
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Lun 18 Jan 2016 - 23:48

C'est souvent le cas après déjeuner!
Sin ?
Ed ?
Sergent. Fais-moi plaisir : retrouves donc le marine qui vient de faire cette blague, et cogne-le.
Hum, je devrais pouvoir, et je dirais sergent quand tu diras « caporal », Ed’ … fort ? Pour le cogner, je veux dire.
Juste assez pour lui faire comprendre qu’on pourrait tous crever ici sous les armes lasers de robots de sécurités plus vieux que sa planète natale, quelle qu’elle soit.

Suivant la discussion des sanglots et du scientifique à une distance raisonnable, Ed ne pouvait pas s’empêcher, de manière régulière, de balayer les environs du regard. Certes, quand on y réfléchissait bien et qu’on avait un peu d’imagination, ces couleurs aseptisés, géométriques et métalliques n’étaient pas bien différents des vaisseaux qu’il arpentait inlassablement, lorsqu’il n’était pas sur le terrain. Mais ici, ce n’était pas « un autre vaisseau » : c’était un territoire « hostile » … On commençait par des plaisanteries idiotes, on se mettait à faire les imbéciles, et quelqu’un appuyait sur un bouton sans faire exprès et faisait débarquer plusieurs centaines de sentinelles volantes. De manière générale, on pouvait spéculer que l’humeur générale du sergent n’était pas vraiment des meilleurs, même si son visage toujours camouflé par sa visière ne permettait pas vraiment de s’en rendre compte.

La raison de cette « colère » ? Une profonde lassitude. Un énervement causé par l’attente, plus ou moins légitime : n’importe qui ici ayant un peu tâté du terrain savait parfaitement que les escarmouches –si l’on pouvait appeler ça comme ça- qu’ils avaient eu auparavant ne seraient pas les dernières … Au contraire, le plus gros était à venir. Or, le fait qu’il n’ait pas précisé quand et où était désagréable … Enfin, au moins savaient-ils à peu près contre quoi ils allaient prendre les armes. Il fallait juste espérer que plusieurs des énormes sentinelles qu’ils avaient croisées plus tôt n’auraient pas l’idée géniale de se regrouper. Vu le mal qu’ils avaient eu à n’en abattre qu’une, une telle confrontation pourrait se solder par de lourdes pertes. Cependant, c’était utile de le signaler, cette attente somme toute plutôt classique que subissaient les soldats n’était pas le seul point qui irritait le sergent. La tenue de certains des hommes. Les comportements, plus ou moins indisciplinés, qui se constataient dans les rangs. Ou cet abrutit de scientifique, qui pensait pouvoir jouer les durs au milieux de plusieurs escouades de soldats bien plus aptes que lui au combat – sans parler du fait qu’ils étaient tous armés. Bien entendu, il n’avait probablement pas à craindre un tir dans le dos … Mais il faisait lui-même diminuer les chances que quelqu’un veuille lui prêter main forte si la situation tournait mal. C’était une loi universelle, pour l’UNSC … Les soldats sont des cons qui n’attendent que des occasions de le prouver. Le fait que les sanglots se baladent sans casque et forcent tout le groupe à se balader avec les lampes torches pouvait en être un exemple, si quelqu’un tenait à s’attirer leurs foudres. Les incidents qui s’étaient déroulés au camp des marines, dont Ed‘ avait eu un compte-rendu rapide. Et les exemples se multiplieraient probablement avec le temps … enfin.

Reprendre la marche fut aussi peu passionnant que prévu : à part l’incident de cette fausse menace, cette exploration de complexe s’était révélé des plus monotones, pour l’instant. Tentant de dissiper un minimum son ennuie, le sergent entreprit d’ouvrir la culasse de son arme, de dé-enclencher le chargeur, de s’assurer que son silencieux était bien verrouillé et de couper / rallumer son pointeur laser … tout était en ordre, sans grande surprise. L’espace d’un instant, il raccrocha son arme principale à sa hanche pour effectuer le même genre de tests sur son magnum : encore une fois, R.A.S. C’était presque lassant d’avoir un matériel si fiable, puisque si parfaitement entretenu … Sin revint au bout de quelques instants, se plaçant à côté de lui sans un mot. Vu que quelques maugréments de protestation se faisaient entendre à l’arrière du groupe, on pouvait supposer qu’il avait rempli sa mission. Les « réparateurs » qui s’échappaient du puit furent peut-être le premier élément à peu près digne d’intérêt que repéra l’ODST lorsqu’ils tombèrent dessus : observant leur ballet réglé à la quasi-perfection alors qu’ils suivaient le mouvement, il ne put s’empêcher de se demander quel genre de code ces petites choses suivaient … Disposaient-ils simplement d’algorithmes basiques, ou était-ce un peu plus ? Avaient-ils une intelligence centrale, ou étaient-ils juste presque parfaitement coordonnés ? Avaient-ils un code binaire, ou autre chose encore ? Pour un peu, il aurait presque bien aimé faire partie de l’équipe de scientifiques qui l’accompagnait … Eux devaient connaître les réponses à ce genre de questions. Mouais. Un gros « secret défense » devait être tamponné en plein milieux de la première page du dossier.

De manière surprenante, à peu près toutes les pensées du helljumper se centrèrent à nouveau sur ce qui les entourait lorsqu’ils pénétrèrent le hangar où avait visiblement eu lieux le combat, quelques heures, voir minutes plus tôt. Jaugeant d’un rapide coup d’œil la situation, le sergent fit signe à son caporal fétiche d’approcher et de se retourner. Ce dernier, portant sur son dos la radio, s’exécuta sans discuter, raffermissant la prise qu’il avait sur son fusil à pompe. Sans même attendre les ordres de l’adjudant-chef, le sergent se mit en liaison avec le point relai de leur base, soupirant le temps que quelqu’un réponde à son appel.

Caporal Prinley au rapport, m’sieur ! Tout va comme vous voulez ?
… Non. Ici le sergent Hordika, et je pense que vous devriez appeler un responsable, caporal …
Mais non ! Enfin, si c’est grave, je transmettrais.
Caporal. Ce n’était pas une question. Allez chercher quelqu’un de haut placé, comme l’adjudant-chef Clark.
Un grésillement désagréable répondit, comme si quelqu’un soufflait sur le micro qu’il avait devant la bouche. Puis, silence quelques instants.
Ici l’adjudant Clark, je vous écoute.
Mon adjudant, nous venons de tomber sur le théâtre d’un combat auquel nous sommes parfaitement étrangers.
Il y a d’autres personnes dans cet endroit ?
Covenants, selon toute vraisemblance. Impossible à confirmer … Il n’y a aucun corps, juste des machines détruites.
Hum. Des unités camouflés ?
On vous le dira avec certitude quand on en croisera.
Je pensais pas que ces saloperies parviendraient jusqu’ici … Je vais de ce pas prendre des dispositions. Adjudant Clark, terminé.

Achevant la communication sans plus de cérémonie, Ed soupira légèrement, avant de sortir ses armes, et de pousser d’une botte un des robots à terre. Un arc électrique semblait ne pas vouloir cesser de grésiller, à l’intérieur … Il avait été nettement tranché en deux.

Helljumpers, utilisez régulièrement la VNA, formations rapprochées, et personne ne s’éloigne du groupe, fut-ce pour pisser. On bouge.

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"On m'a dit un jour que j'étais con. A celui qui un jour m'a dit cela. A tous ceux qui me l'ont dit par la suite. Et à tous ceux qui l'ont pensé.
Je. M'en. Fous.
Merci."
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Jeu 21 Jan 2016 - 0:33

Djerin marchait lentement, évitant les embûches du terrain comme des branchettes sèches, ses yeux courants entre le sol et les hauteurs des arbres à la recherche du moindre signe de présence alien, animale comme Covenant. Anaëlle, à coté de lui, s'occupait de surveiller leur niveau, à hauteur des yeux, plus attentive aux ombres des élites camouflés qu'à tout autre chose. Derrière eux, les deux partenaires sentaient le regard et le mouvement de leurs cinq compagnons. Leur sergent ne semblait avoir aucun problème à se déplacer discrètement, comme on pouvait s'y attendre de la part d'un sniper, et les autres étaient suffisamment silencieux pour ne pas attirer plus d'ennemis que nécessaire.

Ils marchaient déjà depuis plus d'une heure, s'éloignant peu à peu de leur campement pour rejoindre leur premier objectif, une large clairière, aussi grande que celle qu'occupait leur ancien camp de base. Comme prévu juste avant leur départ, ils devraient effectuer ainsi un large arc de cercle autour de leur nouveau camp, cherchant dans tout les endroits propices à cela, un camp avancé Covenant ou même une simple station de débarquement d'équipement lourd. Pour cela, les clairières et les points d'eau étaient les emplacements primant lors de leur recherche. Le danger se trouvait donc dans les sentinelles aliennes potentielles, généralement équipées de fusils à longue portée et de capteurs avancés et perchées à des endroits improbables.

Mal en prit aux soldats de ne se méfier que des aliens. Après deux heures de marche, alors qu'ils avaient déjà passé deux emplacements déserts et qu'ils longeaient une profonde combe bordée de lianes grasses, ils découvrirent leur second ennemi le plus dangereux. À cet endroit de la jungle, certains arbres avaient développés de larges racines qui avaient épuisé et affaibli le sol sur le rebord de la falaise, provoquant des effondrements. Lesdites racines ainsi révélées avaient étés envahies de lianes qui formaient un épais tapis indissociable du sol, glissant vers le fond de la crevasse. Le soldat Querel, qui se trouvait sur le flanc gauche de la formation, traversa ce tapis dans un unique cri qui stoppa l'avancée du groupe.

Les ODST réagirent instantanément, se regroupant autour du trou en l'encerclant, Anaëlle fouillant du regard et du canon de son fusil l'autre coté de la combe tandis que Djerin grimpait comme un écureuil entre les branches. En bas de la crevasse, Querel semblait se débattre, son casque permettant de respecter l'ordre de silence radio. Son frère était déjà en train d'accrocher une corde pour descendre le chercher, leur Sergent ayant grimpé sur un autre arbre à proximité pour surveiller le coté délaissé par Djerin. Les deux derniers s'étaient déployés de part et d'autre dans les buissons autour, pour prévenir tout assaut.

À califourchon sur sa branche, Djerin fit signe à Anaëlle de prendre la place du frère paniqué. Elle l'écarta d'une bourrade en lui donnant sa mitrailleuse et commença à se laisser glisser le long de la paroi sous le regard inquisiteur de son partenaire. Arrivé en bas, elle lui fit comprendre qu'il s'était brisé la cheville sur une pierre lors de sa chute. Preuve que les armures d'ODST n'étaient pas à toute épreuve. Jeta un coup d’œil à son supérieur qui secoua la tête en signe de dénégation. Ils ne s'alourdiraient pas d'un blessé. Le métis aquiesca en compréhension. Il devrait trancher. Laisser le soldat sur place était exclu, il s'agissait probablement des méthodes de Sanglots envers les autres corps d'armés, mais les ODSTs n'agissaient pas comme ça. En tout cas pas lui.

Il hésitait donc entre ordonner un repli, et les faire se positionner et venir les chercher au retour. Il jeta un coup d’œil à son affichage tactique et secoua la tête. Ils ne repasseraient jamais par ici. Laisser un ou plusieurs homme ici revenait à les condamner. Il jeta un œil aux trois soldat qu'il pouvait envoyer. Le frère du blessé partirait. Il ne serait jamais efficace en s'inquiétant continuellement. Parmi les deux autres, Durit semblait tendu, et Natel gardait son calme. Djerin fronça les sourcils, inquiet à l'idée de renvoyer trois hommes nerveusement instables vers le camp de base, mais leur mission passait avant. Et l'idée de voir un soldat perdre son calme lors d'une infiltration ne le tentait pas du tout.

Anaëlle remonta la paroi en rappel, assistée par le Querel indemne, portant le blessé sur ses épaules. Djerin les rejoignit en se laissant glisser contre le tronc de son arbre, laissant à son supérieur le loisir de surveiller la zone. Le métis jeta un regard circulaire sur les hommes et femmes dont il avait la charge et soupira intérieurement, plaignant la tache des officiers les plus responsables. Prenant son expression la plus calme possible pour cacher son trouble, il retira son casque pour murmurer aux soldats autour de lui.

Okay, Querel, Durit, faites une civière et rentrez au trot au camp. Je ne considère pas utile de vous ordonner d'éviter toute escarmouche, vous êtes assez malin pour y penser tout seuls. Lancez un message global sur TEAMCom quand vous serez arrivés. Les autres, on continue en file indienne. Anaëlle tu ferme la marche, je prend la tête. Natel, derrière le Sergent. On se met en route dès qu'il met les pieds au sol.

Dans son arbre, le sous-officier avait déjà commencé à descendre en sautant de branches en branches, rejoignant le niveau des vaches. Les deux groupes de soldats se séparèrent, partant dans des direction opposées. Les trois soldats étaient désormais livré à eux-même et au destin, dans l'espoir qu'ils ne croiseraient pas de patrouille alien. Djerin et son groupe progressaient désormais un peu plus rapidement, toujours en tirailleur, surveillant les frondaisons comme les futaies. Ils visaient un bassin situé à presque deux kilomètres de leur position. Leur groupe désormais réduit à un ersatz d'escouade. Après coup, Djerin se dit qu'ils auraient du signifier un point de rendez-vous avec un groupe de renfort. Trop tard désormais.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Leur première rencontre avec des covenants leur fut presque salutaire. Un spirit passa à proximité de leur position, caché dans son camouflage optique, signifiant sa présence uniquement par le ronflement de ses générateurs anti-gravité. Le son paralysa l'escouade de reconnaissance, la faisant se camoufler dans les broussailles en quelques seconde. Une poignée d'instants plus tard, un groupe de ghosts déchira les bois dans la direction qu'avait suivit le son du phantom. Le Sergent fit un signe à Djerin, qui se rapprocha, attentif.

Rashkae... On à quelque chose à nous dans cette direction?

Le métis consultât sa carte, recoupant même avec les crash de pélicans du déploiement et secoua la tête en signe de dénégation. L'humanité n'avait laissé aucune trace dans cette direction.

Alors on les suit.

Djerin opina du chef, ne cherchant pas à poser de question. Le sniper devait avoir eut une intuition, ou un doute qu'il désirait confirmer. La colonne obliqua sa course, ralentissant l'allure pour une plus circonspecte. Si l'intuition de leur Sergent se confirmait, ils marchaient droit sur un lieu de regroupement Covenant, mieux valait repérer les patrouilles ennemies avant qu'elles ne les repèrent. La piste des ghosts étant facile à suivre, ils prirent une trajectoire parallèle à celle des buissons écrasés par les moteur des engins aliens.

Il leur fallut moins d'un quart d'heure pour arriver sur ce qu'il semblaient chercher. Une fosse s'ouvrait sous leur pieds, assez étroite pour que deux spirits aient du mal à s'y croiser, et visiblement assez profonde pour que les covenants y aient établis un campement. La colonne de vapeur s’échappant doucement du trou devait offrir un camouflage thermique plus que suffisant et les membres du génie Covenant devaient avoir pensé à cela lorsqu'ils avaient choisit cet emplacement. Qui plus est, la configuration du terrain interdisait les assaut massifs ou par voie terrestre. Le sommet de la fosse devait être bardé de défenses anti-aériennes.

Tout autour de la fosse se trouvaient tout de même quelques bâtiments de campagne, majoritairement quelques hangars à véhicules et deux ascenseurs gravitationnels. Sans doute prévu pour assurer les patrouilles de proximité. Caché dans un buisson à quelques trente mètres de la première apparition, Djerin se demandait si un tir de CAM depuis l'orbite pouvait détruire intégralement l'emplacement Covenant. À coté de lui, le Sergent gardait ses yeux vissés dans ses jumelles. Quelques mètres derrière, Anaëlle, les yeux dans les siennes, cherchait les sentinelles ennemies. Ils n'en avaient pas trouvé pour le moment et cela inquiétait le métis.

Il sortit les cinq chargeur de balles marquantes qu'il avait récupéré et les présenta à son Sergent. Chacune de ces balles contenait un mouchard, petit engin capable de répercuter un signal de détection de l'UNSC une centaine de fois. Si jamais les spirits étaient capable de brouiller leur signaux radar, ces petits bijoux ne leur laisseraient pas une chance s'ils s'approchaient de la base ou que le croiseur les cherchait. Le Sergent hocha la tête et prit trois des chargeurs avant de s'écarter légèrement. Prenant les deux dernier, Djerin partit dans l'autre direction.

Anaëlle, Natel, continuez de cherchez des guetteurs. On revient bientôt.

Il partit en rampant sur le sol d'humus et s'installa entre deux troncs étroits et touffus à la base, invisible à l’œil nu. Il vérifia que son silencieux était bien installé, ce n'était pas le moment de s'apercevoir qu'il manque lors du premier tir. Le regard dans sa lunette, il commença à analyser le va et viens des vaisseaux de transports. Il n'avait que huit balles, il n'allait pas les gâcher sur les transit entre le vaisseaux covenant et cet endroit. Il devait privilégier les engins d'assaut et les patrouilleurs. Alors qu'il observait les mouvements des aliens et de leurs machines violettes, son œil s'égara sur un groupe de ghosts, et ce qu'il vit lui glaça l'échine. À cheval sur l'un des engins, celui de l'élite chef de groupe, se trouvait le corps inconscient du soldat Querel, le sang couvrant son armure ne permettant aucun doute quand au sort de ses deux compagnons.
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Providence
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Dim 24 Jan 2016 - 23:01

Les choses commençaient à s'accélérer pour les forces du CSNU. Mêlant recherche dans la structure et recherche dans la jungle, l'humanité parvenait peu à peu à sécuriser le périmètre qui entourait sa nouvelle base d'opérations. Cependant, il était plus que certains que les covenants avaient établis leur base plus loin de l'autre côté de la planète, et que les seules forces présentes actuellement n'étaient pas la principale force de frappe mais seulement de petites escouades de SpecOps.

- Du côté de la base: S'enfonçant un peu plus profondément dans les niveaux inférieurs, les forces marines furent surprises par différents systèmes de défenses déjà activés. Les traces trouvées sur les différents lieux déjà en fonction ne laissaient aucun doute, des forces spéciales covenants étaient déjà là. Il fallait maintenant mêler deux objectifs se regroupant: Rattraper les forces aliens et les éliminer, et achever la sécurisation de cette base qui ressemblait fortement à un laboratoire.

- Du côté de la jungle et des troupes de recherches: Les choses n'étaient pas aussi facile pour les humains étant partis en éclaireurs. En effet, de sa lunette Djerin put parfaitement apercevoir une triste vérité: les covenants ne faisaient jamais de prisonnier. C'est ainsi que le corps inconscient reçut un triste sort. L'élite se trouvant à son côté terminant son oeuvre en enfonçant une lame à énergie dans le corps du soldat tandis que ce dernier reprenait peu à peu connaissance. Un bruit sourd le tira cependant de cette scène macabre, ses hommes venaient d'ouvrir le feu. En effet, une troupe alien patrouillant autour de ce qui ressemblait à une base avancée avaient aperçut un des marines, et avait immédiatement donner l'alarme en ouvrant le feu. La solution était évidente, il fallait fuir en s'enfuyant dans la jungle, et prendre une décision: prendre la direction de l'ancienne base avancée en tentant de semer les forces ennemies, ou bien tenter de tenir le temps de demander du renfort. L'option de laisser des mouchards et en rester là était elle, complètement réduite à néant.

Petite précision hrp pour les explorateurs: "Avancer avec prudence" ne signifiait pas de seulement rester dans les broussailles, mais aussi que vous n'alliez pas tomber sur des bases avancées, par exemple. Pareillement, les renforts arriveront au prochain tour, mais vous risquez de subir des pertes si vous combattez. Si vous choisissez la fuite, les pertes ne seront calculées que selon vos écrits.
Pour nos amis de l'exploration: Les SpecOps s'attendront sûrement à votre venue, et auront sans doute installé de nombreux pièges, à vous de faire attention dans votre progression si vous cherchez le conflit.
A vos claviers!
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Dim 6 Mar 2016 - 16:50



« Arrêtes de bouger le temps que je finisse ! » Ordonna Fabrice au soldat blessé qui gémissait de douleur. Le jeune médecin termina d'enrouler la bandelette souple autour du tibia calciné, puis porta sa main droite vers la poche intérieure gauche de sa veste balistique. Il y retira un tube qu'il sépara en deux parties. Une seringue contenant une dose de morphine était à l'intérieur.

« C'est le moment de lâcher ce que tu as dans le cœur. »
Et du soldat de hurler de toutes ses forces tandis que Fabrice perforait la peau calcinée de son aiguille pour y atteindre une veine. Le pauvre bougre avait été touché par le rayon d'une sentinelle lors de l'assaut de la base.
« Il va falloir couper mon gars. Mais la bonne nouvelle c'est qu'on va te mettre une belle prothèse aux frais de l'institution. Dans la vie civile, ça t'aurais couté quelques dizaine de millier de crédit, héhé. » Déclara Fabrice en faisant un clin d’œil au Marines dont les yeux étaient remplis de larmes.
Lorsque le tout fut terminé, Fabrice tapa sur l'épaule du blessé, se releva et s'éloigna tandis que deux infirmiers de MET-Echo prenaient le relai.

Les dernières heures avaient été difficile pour le jeune-homme qui avait faillit perdre la vie à deux reprise lors du voyage à bord du convoi, harcelé par la faune locale et les SpecOps qui jouaient à cache-cache dans la forêt. Mais l'heure n'était pas au répit ! La base, qui était juchée sur une hauteur donnant sur une cascade, n'était toujours pas totalement sécurisée. Sous la structure, un vaste réseau souterrain avait été localisé. Des Covenants étaient là, et des escouades de choc étaient immédiatement descendus les dénicher. Aucun d'entre eux n'était revenu pour le moment, mais l'état-major gardait confiance. Pendant ce temps là, un deuxième corps expéditionnaire se voyait confier un boulot autrement plus délicat. Explorer les environs de la base, et reconnaître au-delà de la jungle d'éventuels avants-postes ennemis. La plupart des types qui étaient partis remplir cet objectif était des Marines, comme en certifiaient l'annonce régulière des pertes toujours croissante, sur le canal des officiers et des sous-officiers. Chaque « homme à terre ! » annoncé en précipitation, généralement suivit de gerbes de détonations faisait baisser le moral de Fabrice d'un cran à chaque fois. Le jeune homme savait que les Marines étaient de braves soldats. Ce n'était peut-être pas des Spartans, mais la volonté et la détermination naturelle de ces gars n'était égalée par personne dans l'USNC. Il en était sûr. Il pensait parfois à Calius et aux hommes et femmes de Bravo-Quatre dont il avait fait connaissance brièvement et dont il espérait qu'ils ne leur arrive rien de bien grave.

Pour l'heure, le médecin avait été détaché de Bravo-Quatre et rattaché à sa propre escouade, MET-Echo. Portant assistance aux blessés, le jeune Fabrice transitait d'un bout à l'autre de la base, d'un pas rapide, flanqué de Briley et de Sabine, deux des trois infirmiers de l'unité. La plupart des autres membres de l'escouade, quand ils n'étaient pas eux-mêmes occupés à assister des soldats en besoin, s'occupaient de l'aménagement de l'infirmerie de campagne en déchargeant  le matériel qui avait servi à monter l'ancienne clinique  à bord des véhicules de transport.

Les hommes et femmes de MET-Echo étaient reconnaissables à leurs casques kaki immaculé, dépourvus de treillis, ainsi qu'à la croix rouge frappée sur la trousse de soin fixée à leur ceinturon, au niveau de la fesse gauche. Fabrice se distinguait des éléments de l'équipe par le stéthoscope qu'il portait toujours autour de son cou, et dont il se servait régulièrement pour jauger le rythme cardiaque des soldats. Après plusieurs heures de soin, Fabrice demanda à son officier supérieur la permission de prendre un temps de repos avec le Caporal-chef Cleveland qui n'avait pas cessé de travaille non plus. Après avoir reçu la permission de se reposer trente minutes, le médecin vérifia le chargeur de son M6C, fit jouer la culasse, puis le remis à sa place dans son holster. Il s'éloigna du centre d'activité de la base avec William Cleveland et s'approcha de la cascade. L'endroit était magnifique. Depuis ce point surélevé, on pouvait contempler la gigantesque forêt vierge qui s'étendait en contrebas. Les deux hommes savourèrent un moment la vue en se grillant une cigarette. Habituellement, Fabrice ne fumait pas. Mais pour supporter la quantité de stresse que lui imposait son boulot, il avait accepté la cigarette que son coéquipier lui avait proposé.
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Virgil Summers
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Lun 14 Mar 2016 - 18:12

- Rapport de situation?
- Les troupes viennent de s'emparer de la position retranchée, et tente de sécuriser notre nouvelle base d'opération. Les forces spéciales ainsi qu'un groupe d'ODST s'enfoncent dans les entrailles de la station pour y éliminer les forces ennemies restantes. Quand à l'escouade de reco, aucune nouvelle mon capitaine.

Virgil se frotta le menton, son autre main balayant l'affichage tactique de la table holographique. Les forces de l'UNSC avançait plus ou moins bien, et même si la prise de la base était une avancée majeure, la vraie mission ne faisait que commencer. Il fallait maintenant être certain qu'aucun adversaire ne pouvait surgir du cœur de cette base, et que les covenants ne se décideraient pas à attaquer soudainement la position humaine. L'espace quand à lui était le théâtre d'un combat acharné entre différents chasseurs, les vaisseaux de soutien de l'hégémonie et de l'humanité servant de barrage au vaisseau principal. Tant mieux, tant que le statut quo était maintenu à ce niveau là, les humains auraient une chance de parvenir à leur but au sol.

- Monsieur?

La voix de l'officier subalterne était fragile, entrecoupée de raclement de gorge et de sueurs visibles à l'oeil nu. Le pauvre garçon était porteur de mauvaises nouvelles. Virgil leva la main, lui intimant de venir rapidement le rejoindre pour déclarer ce qu'il venait rapporter.

- Nous avons reçu un message de l'escouade de reco, elle est tombée sur une camp alien. Ils ont subi des pertes assez importantes et se replient maintenant vers la base.
- Bordel... J'aurais préféré qu'ils me disent que seuls de gros chats peuplaient cette jungle à la con. Très bien. Lieutenant, préparez l'escouade Frostbite et Underdogs. Ils ont cinq minutes pour se préparer et rejoindre les pélicans. Préparez également deux longswords. Ces derniers nous serviront d'escorte.
- Mon capitaine, vous avez dit "nous"?
- Pas question de laisser tomber nos éclaireurs, envoyez leur les coordonnées de la clairière la plus proche, c'est là que nos gars seront largués. Et il est hors de question que je reste ici pendant qu'ils se trouent les fesses en bas. Je les rejoins avec l'escouade Underdogs.

Faisant craquer les joints de sa tenue, Virgil enleva son béret et salua l'officier commandant du Sovereign Dawn, lui laissant la direction des opérations spatiales. Il était serein de ce côté là, et il y avait aussi l'officier du vaisseau secondaire qui semblait savoir faire son taff, alors autant se concentrer sur ce que Virgil faisait le mieux: diriger les opérations de terrain, depuis le terrain.

Parcourant les couloirs du vaisseau, le capitaine passa rapidement par ses quartiers pour enfiler sa tenue de combat avant de se rendre vers l'armurerie où l'attendait Lucy, sa secrétaire.

- Vous êtes vraiment le capitaine le plus improbable que j'ai vu.
- C'est un compliment j'espère, sinon, je vous ferai lire tous les rapports de mission de l'escouade Frostbite, vous savez, lorsqu'elle était en patrouille sur Reach, avec les paysans.

Un léger sourire s'étira sur les lèvres écarlates de la jeune femme alors qu'elle tendait le DMR personnel de Summers. Ce dernier le récupéra et le fixa sur sa plaque dorsale, attrapant un sac d'intervention chirurgical d'urgence. Une fois armé, le marines des forces spéciales sprinta vers le hangar, où lorsqu'il y posa un pied, fut accueilli par un "Officier sur le pont!" qu'il ignora totalement, déclarant qu'ils n'avaient pas le temps pour ça. Marchant au pas de course vers le pélican immatriculé Tango-141, Summers fut rejoint par l'escouade Underdogs. Dans le second pélican, immatriculé Whisky-721, l'escouade Frostbite s'installait. Enfilant son casque et activant son réseau COM, Summers prit un ton autoritaire.

- Bon, j'vous fait le discours rapide. C'est la merde en bas pour notre escouade de reconnaissance, elle est tombée sur un campement ennemi et a essuyé de lourdes pertes. Elle se repli actuellement vers les coordonnées qui s'affichent devant vous. Notre boulot, c'est de les rejoindre par voie aérienne et de les aider à s'extraire vers la base. Deux coucous vont nous soutenir le temps de rejoindre l'atmosphère, après, on sera seuls avec pour seul objectif la sécurisation de cette escouade. Si possible, on les récupère avec nos pélicans pour les emmener vers la base retranchée. De là, Underdogs assurera le soutien des défenses, pendant que Frostbite se préparera à une contre attaque sur ce campement avec les forces spéciales déjà déployées et quelques groupes TCAOs. Des questions marines?

Un "ouha" collectif lui signifia que les deux escouades étaient parés, tandis que les moteurs des pélicans commençaient à vrombir. Se retournant pour voir la porte du sas arrière se refermer lentement, Summers ferma les yeux quelques instants. Les traversées dans l'espace, c'était la partie qu'il détestait le plus.

La traversée fut cependant relativement calme, si l'on pouvait désigner ce genre de trajet comme relativement agréables... Le pélican fut léché par quelques salves de plasma bouillant, faisant grimper la température intérieur de quelques degrés, mais les chasseurs covenants furent rapidement interceptés par les chasseurs de l'UNSC qui permirent aux deux vaisseaux de largage de rapidement atteindre l'atmosphère de Rétribution. Filant à travers les cieux, les deux pélicans parvinrent finalement à la ZA prévue, et entamèrent leur approche. Summers fit ouvrir le sas arrière, laissant ses hommes se préparer au combat. Le caporal Cabera fixa une tourelle sur l'arrière du véhicule aérien, laissant une certain expression de joie parcourir son visage. Les signatures radars du groupe de reco apparurent finalement sur l'affichage tête haute du capitaine qui hurla dans le vaisseau. L'instant d'après, une pluie de feu se déversait depuis Tango-141 en direction de l'arrière de l'escouade en danger. Le tir fut nourri et permit aux deux vaisseaux de largages de se poser. Actionnant le mécanisme de chargement de son fusil et entendant le cliquetis caractéristiques de la balle se logeant dans sa chambre, Summers fut l'un des premiers à descendre du pélican, suivit par ses hommes qui se placèrent en soutien alors que la seconde escouade se déployait. Derrière l'escouade de reconnaissance, se trouvait plusieurs véhicules légers aliens et quelques troupes d'élites. Activant sa COM vers ceux qu'il était venu aider, le ton de Summers ne pouvait se montrer qu'amusé.

- Messieurs, votre taxi vous attend!
HRP: Allez on se réveille messieurs!
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Djerin Rashkae
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Jeu 17 Mar 2016 - 23:07

Djerin courait. Autour de lui les arbres défilaient à une vitesse hallucinante tandis que son souffle commençait à se raccourcir. Ses pieds semblaient voler au dessus du sol, ne prenant appuis qu'un court instant avant de repartir. Pendant un instant, son esprit se grisa dans l'adrénaline de la course, son pas s'allongeant à la limite de ce que sont corps pouvait atteindre, son nez cherchant les odeurs de ses frères velus autour de lui, tendant l'oreille pour percevoir leurs souffles rauques et les hurlements de la chasse. Il respira l'air glacé aux parfums de pinnes, ses pieds nus perçant la couche de neige pour continuer sa course, le caribou commençant à faiblir. Ce serait bientôt l'heure de la curée.

Ce fut un souffle plus aigu dans ses oreilles qui le ramena à la réalité. Amplifié par le communicateur de son casque, la respiration d'Anaëlle manqua de le faire trébucher dans la jungle. Il tressauta une seconde, perdant de précieux pas en maudissant sa tendance à s'égarer à chaque fois qu'il courrait. Derrière lui, avec presque dix mètres de retard, se trouvait la jeune femme haletante. Djerin se bénit de l'avoir forcée à courir de plus en plus vite et de plus en plus longtemps tout les jours que le vaisseau avait passé dans le sous-espace. Cela lui avait permit de survivre jusque là. Le tireur d'élite repensa à Katel, qui avait été littéralement coupé en deux par un tir de plasma alors même qu'ils commençaient à fuir.

Sentant la sueur glacée de la peur lui glisser entre les omoplates, le métis jeta un bref coup d’œil en arrière. Anaëlle perdait encore du terrain. Quelques semaines de course intensive ne remplaçaient pas une enfance entière passée à courir les deux pieds dans la neige ou la boue. Derrière elle se trouvait la raison de leur course. Une bande de ghosts, déployés en éventail, qui ne devait le fait d'être encore loin qu'au terrain encombré qu'avaient choisit les ODST. Les branchages que les soldats d'élites pouvaient esquiver d'une roulade ou d'un simple saut prenaient généralement un peu plus de temps aux engins aliens. Du moins c'était vrai au début.

Lorsqu'ils avaient infléchit leur course pour rejoindre cette zone touffue de la jungle, en dessous de laquelle se trouvait cet imbroglio de ralentisseurs naturels, c'était principalement pour profiter du couvert des arbres et éviter les pluies de plasma venue de banshees ou de spirits. À ce moment, les ghosts étaient loin, parce que parti plus tard qu'eux. Ils avaient commencé par faire attention à leur carrosserie, ce qui avait permit au deux ODSTs de prendre encore plus d'avance. Mais lorsqu'ils avaient commencé à mitrailler de plasma surchauffé tout les éléments qui se trouvaient entre eux et leurs proies, non seulement les engins s'étaient mit à les rattraper, mais en plus, ils devaient prendre garde aux tirs de plasma perdus. Djerin maudit une fois de plus son ingérence, pensant soudain à utiliser sa communication longue portée pour prévenir leurs supérieurs de leur état. Le silence radio n'était plus de mise après tout.

Ici le soldat de première classe Djerin Rashkae de l'unité de reconnaissance. On a deux hommes à terre et deux supposés morts à haute probabilité. Le Sergent Teretchenko est introuvable aussi, supposé vivant et en fuite devant l'ennemi. Nous avons trouvé une base avancée covenant mais avons été repérés par des sentinelle. Nous sommes actuellement en fuite vers l'ancienne base d'opération. J'ai avec moi le soldat Parra. Rashkae terminé.

La réponse ne mit qu'une minute à venir dans l'allumage d'un marqueur de position sur leur affichage tactique doublé d'un compte à rebours diablement trop long à son goût. Il réfléchit une seconde et remarqua que cela correspondait au temps de descente moyen de pélican lors de cette opération. La cavalerie était en route. Faisant signe à Anaëlle de tracer droit, il s’arrêta brutalement en engageant un chargeur dans son fusil. Les balles explosives pouvaient arrêter un Ghost, mais il n'aurait pas le temps recharger avant de devoir fuir de nouveau. Il n'aurait droit qu'à quatre tirs.

Le premier manqua. Il visait la tête de l'élite aux commande et le véhicule eut un sursaut au moment ou la balle passa en sifflant au dessus de sa tête. Suivant les conseils de son instructeur, il visa le centre de la cible, ce qui sur un Ghost correspond à la partie la plus solide. Grognant après l'homme en question il repointa sur la tête et fit sauter la boite crânienne de l'élite de tête. Une fois mais pas deux. Les deux suivant subirent le même sort, sans qu'aucun défaut de terrain ne les sauve. Le temps que les autres contournent les carcasses des trois véhicules arrêtés et de leurs anciens occupants, le sniper était déjà repartit, rattrapant sans peine sa compagne d'infortune qui s'essoufflait. Elle ne tiendrait pas assez longtemps. Le point de rencontre n'était qu'à quelques trois cents mètres, mais le compte à rebours était bien trop long.

Continuant de courir, il saisit adroitement les grenades d'Anaëlle pour faire l'inventaire de ce qu'ils possédaient. Deux grenades au phosphore, quatre fumigènes et deux autres à fragmentation. Elle avait du faire le plein en sachant ce que lui prendrait. Il frissonna à la vue des grenades incendiaire. Il détestait les flammes, mais ici elle pourraient les sauver en les rendant invisible à toute forme de capteur thermique pendant quelques secondes salvatrices. Les armures ODST étaient normalement invisible sur ce genre de capteur, mais dégageaient quand même une chaleur résiduelle suffisante pour les repérer dans un nuage fumigène.

Son plan pris forme à la vue d'une petite grotte, sans doute le refuge d'un quelconque prédateur local. Dégagea trois goupilles, lâchant deux grenades fumigènes sur ses flancs, gardant fermement la cuiller de la grenade incendiaire en position. Lorsque le nuage derrière eux fut assez intense, il fit infléchir sa position à Anaëlle en lançant la grenade de gaz inflammable juste au dessus de leur abris du moment. La flamme se déploya en corolle, surchauffant l'air sur plusieurs mètres autour et Djerin profita de la confusion pour glisser sous la terre avec la jeune femme, la faisant ramper à toute vitesse alors qu'il faisait effondrer l'entrée à coups de talons, les enterrant vivants dans ce tunnel sombre.

Coupe tout les systèmes électroniques que tu porte. Tous, sans exception.

Il avait retiré son casque en coupant les siens et lui chuchotait ses ordres. Ils devaient faire disparaître la moindre trace d'eux. La terre les protégerait des capteur thermiques, mais les covenants avaient probablement d'autres moyens de retrouver des humains. Djerin tendait l'oreille, aux aguets. Priant silencieusement pour que son intuition ne les ai pas emportés dans un piège mortel. Espérant que la terre resterait friable assez longtemps pour qu'ils puissent sortir. Il ferma les yeux, respirant à peine. Mourir lui aurait peu importé une mission en arrière. Il avait fait son devoir et avait faillit. Mais il avait désormais une vie en charge de la sienne. Et quatre autres sur la conscience.

Il décomptait dans sa tête. Il vaudrait mieux ne pas être en retard lorsque les secours arriveraient, car ils n'arriveraient qu'une fois. Il se sentait toujours aussi coupable pour les hommes qu'il avait perdu. Il se demanda si tout les officiers avaient les même remords. La réponse ne mit pas longtemps à venir. Mais en tout cas cela expliquait pourquoi les meilleurs officier avaient toujours l'air tourmentés. Il souhaita ne jamais avoir à devenir un officier et revint très vite sur se souhait. Il faudrait qu'il s'améliore, mais il ne pouvait faire qu'un meilleur officier que certains bouchers qu'il avait eu au dessus de lui.

Djerin... La lumière...

Le métis saisit son arme, prêt à payer sa vie au prix du sang, mais sa partenaire était calme, elle lui montrait une lumière à l'autre bout du tunnel, faible à cause de la distance, mais réelle, et dans l'axe de leur ZA. Un signe du destin. Les dieux signifiaient à Djerin qu'il avait fait le bon choix, qu'il devait relever la tête et sortir du trou (dans tout les sens du terme). Il sourit et commença à ramper vers la lumière, suivit d'Anaëlle sur laquelle il était passé sans précaution. Ses épaules frottaient contre les parois, grattant un peu de terre à chaque mouvement, mais la lumière était signe de vie et il n'avait plus peur. Il ne pouvait plus mourir.

À mon signal, tu te réactive, et tu cours sans t’arrêter jusqu'à la ZA. Quoi que tu entende ou voie, tu galope comme si tu avais le diable au trousse. Ou pire, au choix.

La jeune femme déglutit mais hocha la tête alors que Djerin saisissait les dernières grenades, les oreilles grandes ouvertes au son des Ghosts qui les cherchaient. Il bougeaient aléatoirement dans la zone, à leur recherche. Ils savaient qu'ils étaient toujours là. Il réactiva son ATH, le compte à rebours arrivait presque à son termes, légèrement faussé par rapport à ce qu'avait compté le tireur d'élite. Il inspira un grand coup, envoyant un remerciement silencieux aux dieux en lança les deux fumigènes le plus loin possible d'un coté et en s'élançant.

Maintenant ! Cours!

Sa mitraillette faucha le pilote d'un Ghost qui passait devant eux pour aller vers la fumée, les ayant vus trop tard. Les balles ne le tuèrent pas, mais laissèrent le temps aux ODST de passer alors que la grenade au phosphore incendiait l'engin par en dessous, carbonisant son pilote. Obéissant aux ordre, Anaëlle continua de galoper à toute jambes. Dans la clairière deux pélicans étaient apparus, dégageant rapidement une paire d'escouades. Déployant un périmètre de sécurité, le chef de ces escouades, qui n'était personne d'autre que le capitaine Summers, leur envoya un petit message caustique. Sa simple présence fit vaciller les certitudes de Djerin. Des plumes allaient voler.

Sans infléchir sa course, le sniper accéléra, dépassant sa partenaire pour la pousser à aller plus vite, cherchant à rejoindre les renforts le plus vite possible pour pouvoir la couvrir. Il se retourna en glissant à genoux, enfonçant un nouveau chargeur dans son fusil et choisissant ses cibles. La jeune femme était presque à leur niveau. Un Ghost jaillir des fourrés sur leur gauche et un tir de sniper en latéral cueillit le pilote, le faisant valser hors de son engin. Le Sergent Teretchenko sortit des bois, encore plus loin, courant vers les pélicans. Lui et Anaëlle atteignirent les rangs des renforts en même temps. Avec un profond soulagement pour la jeune femme qui s'effondra à bout de souffle derrière son partenaire. Ils étaient sauvés.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Un peu plus tard, dans le pélican, Djerin retira son casque pour regarder son Capitaine en saluant.

Mon capitaine, avec votre permission, on remet ça quand vous voulez. Juste le temps de boire une gorgée d'eau.
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Fabrice Holz
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MessageSujet: Re: Resurrected - Partie 1.b - Bienvenue sur Retribution ( CSNU )   Dim 4 Déc 2016 - 12:35


Fabrice jeta la cigarette semi-consommée dans la cascade. La fumette n'était décidément pas son truc. Il regarda le mégot disparaître progressivement en contrebas dans le précipice vertigineux. Puis les chutes d'eau s'en emparèrent. Le paysage était impressionnant. Une immense forêt vierge s'étendait en contrebas de leur position, on pouvait y entendre les murmures de la faune locale. Le sergent était heureux de ne pas avoir à redescendre dans cet enfer vert dont il venait de risquer sa vie. Il pensait à Calius, le marines qu'il avait rencontré à bord du convoi de reconnaissance. Ces types n'avaient pas la même chance que lui de rester au chaud et au calme.
-Allez, au boulot. Déclara t-il. Cleveland écrasa sa cigarette sous sa botte et l'imita.
Les deux marines saluèrent la sentinelle en charge de l'ouverture par laquelle ils étaient sortis, puis pénétrèrent dans le campement. Farbice prit aussitôt congé de son caporal qui avait à faire et se dirigea vers l'infirmerie. Il y avait une certaine agitation dans l'air. Une escouade de marines passa devant lui en courant en se précipitant vers un bâtiment autour duquel d'autres soldats étaient groupés. Il prêta attention à la scène puis détourna le regard lorsqu'il entendit quelqu'un crier son propre nom. C'était Jenn.
-Sergent ! On essaye de vous contacter depuis dix minutes !
-Putain .. j'avais enlevé mes oreillettes, on me ferait fusiller pour ça. Dis-moi ?
-Un marines est entrain de péter les plombs dans son dortoir. Il dit qu'il veut rentrer chez lui et qu'il n'ira pas combattre. Déclara la private en pointa du doigt le bâtiment en question. Vous devriez aller voir ça Sergent.
-Sérieux ? Putain c'est pas possible.
Jenn parut désolé de la situation. Fabrice prit congé de sa subordonné et accourut vers le bâtiment en question. Deux groupes de marines étaient plaqués des deux côtés de l'entrée du dortoir qui consistait en une sorte de case métallique. Un sergent-chef qui se tenait en tête d'un des deux groupes hurlait à travers la porte.
-Mendès ! Vous avez quinze secondes pour ouvrir cette foutue porte !
-NON ! DE TOUTE FAÇON ON EST TOUS FOUTUS SUR CETTE PLANÈTE, CETTE GUERRE CA VOUS DÉPASSE, ET MOI J'AI JAMAIS VOULU M'ENGAGER, ON M'A PAS LAISSE LE CHOIX, PERSONNE ME COMPREND PUTAIN DE MERDE !!
Fabrice saisit l'épaule du sous-officier qui venait d'introduire un chargeur dans son arme.
-Sergent, je suis le docteur Holz de l'unité médicale. Laissez-moi faire mon vieux. Soldat Mendès ! Vous m'entendez ? Je suis le docteur Holz. Je comprends ce qui vous arrive, tout le monde n'a pas les nerfs solides. Expliquez-moi votre problème. Personne ne vous veut du mal.
-SI ! TOUT LE MONDE ME VEUT DU MAL, MAIS CA VOUS POUVEZ PAS LE COMPRENDRE. MOI JE LE VOIS, DÉJÀ ON M'A FORCE A M'ENGAGER ALORS QUE TOUT CE QUE JE VOULAIS C’ÉTAIT MENER UNE VIE PAISIBLE DE FERMIER SUR MON MONDE NATAL. J'AI FAIT MON SERVICE, COMME TOUT CITOYEN. ET LA, ON M'A MIS D'OFFICE DANS LES MARINES, MOI JE VOULAIS PAS, PERSONNE M'A LAISSE LE CHOIX, JE LEURS AI DIT QUE JE PRÉFÉRAIS ÊTRE DANS LA NAVY, QUE JE POUVAIS ÊTRE MÉCANO, MAIS CES FILS DE PUTES DE RECRUTEURS ILS ONT BESOIN DE VIANDE, HAHA ! DE VIANDE POUR LE BROYEUR, VOUS CONNAISSEZ ? J'AI MÊME PAS EU LE TEMPS DE DIRE AU REVOIR A MA MÈRE, VOUS VOUS RENDEZ COMPTE ?
-Je comprends tout à fait, quel est votre prénom ?
-TOM, JE M'APPELLE TOM !
-Écoutez Tom. Moi non plus je n'ai pas eu le choix, et je n'ai jamais eu envie d'être militaire, je voulais terminer mes études de médecine. Au début c'était dur aussi, je refusais mon sort, mais finalement je me suis dis qu'on est tous dans le même bateau, notre race, on doit tous y mettre du notre pour s'en sortir ! Ne vous en fait pas Tom, chacun veille sur l'autre !
-NON ! VOUS NE COMPRENEZ PAS ! VOUS NE COMPRENEZ RIEN ! VOUS ESSAYEZ DE ME MANIPULER, COMME TOUS LES AUTRES, ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE !
-Mendès ! Cessez de faire l'enfant espèce d'idiot et sortez d'ici c'est la dernière sommation ! Hurla le sergent-chef, excédé. Fabrice se tourna instantanément vers son supérieur pour le prier de se calmer, puis des détonations résonnèrent de l'autre côté de la porte qui fut traversée par des rafales. Le sergent-chef perdit la tête, arma une grenade et la jeta à travers une déchirure de la porte.
-A terre ! Hurla t-il. L'ensemble se jeta au sol de toute part, puis une large fissure apparut brusquement sur toute la façade de la case secouée par l'explosion. L'ensemble se releva, puis le sous-officier se tourna vers Fabrice.
-Pas le temps pour une cure psychanalytique dans cette foutue guerre. Ce sont des imbéciles comme Mendès qui mettent en jeu la vie de toute une armée. Vous autres, allez nettoyer cette pièce et remettez la en ordre.
Fabrice demeura muet et immobile devant le seuil. Il songea au sens des choses d'une manière générale, puis quitta sa position, chassé de ses pensées par la forte odeur de viande grillée qui s'échappait de l'entrée béante de la case.
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